A 19 ans, Siobhan Wilson déborde de créativité, de sens de la mélodie et de poésie. Cette Ecossaise, qui est arrivée voici un peu plus d’un an à Paris, par son iventivité, joue de la séduction à merveille. Sa timidité et son humilité encouragent le public à s’intéresser au personnage, surtout à la profondeur des morceaux que Siobhan (prononcez Shivone) interprète. Des oeuvres qui invitent à la rêverie, à l’euphorie, à la mélancolie aussi, à l’amour.
Son passage au sein d’un orchestre philarmonique permet à cette violoncelliste de formation d’apporter une touche arstitique relativement relevée à ses interprétations.
En outre, Siobhan, qui joue aussi admirablement de la guitare et du piano, utilise avec un immense talent ses qualités vocales. D’une voix douce, au ton plein de justesse, elle berce le mélomane dans son univers folk et classique.
Mais sa passion du jazz l’amène à penétrer dans un univers rythmé, joyeux et entraînant. Siobhan laisse alors transparaître son magnifique sourire et lorsque le concert est sur le point de s’achever, la voilà qui vous donne rendez-vous à son prochain spectacle. Et vous êtes prêt à la suivre les yeux fermés. Complètement sous le charme…
Margaux apporte à la fois un rayon de soleil et un vent de fraîcheur à la musique folk. A 18 ans, cette Marseillaise auteur interprète et compositeur n’hésite pas à s’engager sur des thèmes graves et dégage à travers ceux-ci une grande maturité.
Sa sensibilité bien marquée l’incite ainsi à aborder la condition de la femme dans le monde et l’exploitation dont elle est parfois victime. Bien-sûr, l’amour est un des thèmes de prédilection de cette jeune fille. L’artiste exprime alors ses sentiments avec beaucoup de simplicité et a l’art d’utiliser des mots justes qui font mouche. L’enfance et l’adolescence ne sont pas oubliées. Margaux sait aussi se mettre dans la peau de personnages qu’elle a rencontrés ou découverts et fait bien ressentir leur souffrance. Une souffrance que l’on perçoit avec émotion grâce à cette harmonie qui règne entre textes et arrangements.
L’univers musical de Margaux est plein de finesses et de douceur, grâce au grain de voix particulièrement original de la chanteuse, au son accoustique très soigné de la guitare et à des arrangements particulièrement efficaces. De quoi séduire My Major Company, laquelle se promet également de produire l’artiste méridionale si sa cagnotte, remplie par des producteurs internautes, atteint les 70.000 €.
La vérité sort de la bouche de Syrano. A 29 ans, l’auteur-compositeur-interprète originaire de Chartres n’est plus un enfant. Mais il nous entraîne au coeur d’un univers musical faussement naïf, dans un décor de chambre de gamin où « les jouets mutilés s’animent, un Pierrot éméché joue de l’accordéon, un Arlequin en camisole gratouille d’un air inquiétant, deux poupées de porcelaine font pleurer les violons et un Monsieur Loyal nous emporte dans une farandole endiablée. » Son album Musiques de chambre est imprégné de cet univers à la fois enfantin, mystérieux où rêve et cauchemard s’entremêlent où le message passe, parfois jeté à la face des adultes. Comme dans l’Ecolier : « En tout cas, si j’ai des mauvais bulletins, c’est pas moi qui les mets dans les urnes le jour du scrutin. Et c’est pas moi qui fait la guerre. Moi je ne fais que jouer. » Ou transformé en pantin sans fils dans Désarticulé, il raconte : « Je suis fait du même bois que les héros, celui qui brûle quand le sang se mêle au drapeau » Même lorsque la mélodie est joyeuse, entraînante, le vent de révolte continue à gronder chez Syrano. Ecoutez donc « Planter les cailloux » ou l’histoire de ce prisonnier qui, à chaque promenade, ramasse une pierre, la planque dans sa poche pour édifier des murs de la liberté. C’est son petit plaisir, son moment de bonheur, mais la fin de la chanson est un véritable cri de douleur et de colère : « Il nous dit tout le cynisme des gens en liberté qui ont des ghettos dans la tête et des cadenas au coeur avec des serrures sans clé et, dans leur jardin secret, qui laissent pousser le chiendent et les maisons d’arrêt. »
Pas étonnant qu’à travers cette haine de l’injustice, Syrano exprime son art à la fois en chansons, mais aussi en rappeur. Il constitue ses morceaux en un subtil mélange de variétés françaises, parfois proches du bal musette avec de l’accordéon, des violons et des cuivres, mais aussi des textes où chants se mêlent au parler rythmé. Poésie, révolte, mélodies envoûtantes, entraînent le mélomane au coeur d’un monde unique, celui de Syrano.
Auteur-compositeur âgé de 23 ans, Tom Gé a vécu toute son enfance sur la butte de Montmartre à Paris et son univers est teinté d’harmonies et de mélodies envoûtantes. Il invite à la rêverie, aux sentiments les plus forts par la profondeur de ses textes, mais aussi à la fête et à la danse.
Les notes de musique que s’échappent de sa voix, de son synthé ou de sa guitare, ressemblent aux bulles de champagne qui s’envoleraient d’une bouteille au nectar inventé par l’artiste et enrichi par ses musiciens. Une belle homogéneïté se dégage de ce breuvage et permet à l’auditeur et aux spectateurs lors d’un concert, d’apprécier un son très pur, sans la moindre fausse note. Une alchimie se produit. Musiciens et public sont aux anges et apportent à Tom cette énergie qui le pousse à remuer des montagnes dans l’univers de la chanson française.
C’est sans doute pour cela qu’il a trouvé My major company, une société qui fait appel au soutien des internautes pour produire un artiste. Tom Gé ressemble à un marchand de bonheur qui propulse avec délice ses fans dans un monde plein de poésie, mais aussi riche en émotions.
Emotions dont la force l’amène parfois à délivrer des messages qui vont à contre-courant d’une certaine pensée unique. Tom Gé ne chante pas pour passer le temps.
Voici mon nouveau blog consacré aux artistes de demain, ou méconnus, voire pas suffisamment reconnus du grand public. Ils s’agit de mes découvertes personnelles.
En ce qui me concerne, je suis depuis longtemps fan de rock, de pop, mais aussi de variétés françaises, de world music et de musiques traditionnelles. Le groupe qui m’a le plus marqué musicalement, ce sont les Doors et Jim Morrison, mais j’écoute régulièrement Franck Zappa, Iggy Pop, David Bowie. En ce moment, je réécoute aussi The Stranglers, Human league, Madness ou encore les B-52′s. Maintenant, je veux mieux explorer les musiques actuelles et pourquoi pas m’intéresser à certains aspects du rap. Un des jeunes artistes dont je parlerai (Syrano) propose des compositions à la fois basées sur le rap et les variétés françaises. Car si j’aime le rock, j’apprécie les variétés. Tels Brel, Brassens, Claude Nougaro et Francis Cabrel, mais aussi les nouveaux talents que sont Renan Luce, Stanislas, ou encore Camille. Enfin en matière de world music, si j’aime Khaled, Cheb Mami, je suis aussi fan de la musique arabo-andalouse d’Enrico Macias. Mon goût pour les musiques orientales provient d’un voyage en Crète, où là-bas, j’ai découvert la musique crétoise (La lyra) dans une taverne en buvant du raki. Sans rajouter d’eau, sinon sacrilège !